
Les Québécois ont boudé les États-Unis… voici les tendances voyage de l’été 2026
Guerre commerciale, inflation et incertitude économique ont bouleversé les projets de vacances en 2026. Les Québécois ont continué de voyager, mais leurs choix de destinations réservent quelques surprises.
Guerre commerciale avec les États-Unis, inflation persistante et incertitude économique : l’été 2026 n’offrait pas exactement le contexte idéal pour faire ses valises. Les Québécois n’ont pourtant pas renoncé aux vacances. Ils semblent plutôt avoir adapté leurs choix à cette nouvelle réalité.
Les États-Unis toujours boudés
Pendant des décennies, traverser la frontière faisait presque naturellement partie des options de vacances des Québécois. Le contexte politique et commercial des deux dernières années a toutefois changé la donne.
Selon le sondage annuel CAA-Québec/Léger réalisé au printemps, seulement 4 % des Québécois prévoyaient passer leurs vacances estivales aux États-Unis, une proportion semblable à celle de 2025.
Les données de FlightHub montrent également un recul : les États-Unis représentaient 10 % des réservations internationales au départ du Québec pour l’été 2026, contre 12 % l’année précédente.
La guerre commerciale n’explique toutefois pas tout. Le taux de change et l’incertitude économique ont également pesé dans la balance.
Voyager malgré l’inflation
Pour la première fois en cinq ans, le budget moyen prévu par les Québécois pour leurs vacances n’a pas augmenté. Il est demeuré à 2 095 $, alors même que plusieurs coûts continuaient de progresser.
Selon CAA-Québec, 60 % des Québécois affirmaient que l’inflation les amenait à revoir leurs projets. Cela n’a pas fait disparaître les vacances : 67 % prévoyaient tout de même en prendre.
Plusieurs ont plutôt adapté leurs plans : voyager plus près, réduire certaines dépenses ou partir à une période moins achalandée.
Le Québec et le Canada en profitent
Le Québec constituait encore la principale destination estivale. Charlevoix arrivait en tête des régions convoitées avec 17 %, devant la Gaspésie (16 %), Québec et sa région (15 %) et les Cantons-de-l’Est (14 %).
Le reste du pays a également profité de la tendance. Parmi les Québécois prévoyant voyager dans une autre province, 45 % envisageaient l’Ontario, 25 % le Nouveau-Brunswick et 23 % la Nouvelle-Écosse.
L’Italie et l’Espagne montent en flèche
À l’international, les habitudes évoluent aussi.
En Europe, l’Italie s’est imposée comme la destination vedette : 30 % des Québécois prévoyant des vacances européennes la choisissaient, contre 18 % en 2025.
L’Espagne connaissait une progression encore plus spectaculaire, passant de 10 % à 23 %. À l’inverse, la France reculait de 29 % à 14 %.
Mais la véritable surprise vient peut-être d’Afrique du Nord. Selon FlightHub, le Maroc représentait 12 % des réservations internationales au départ du Québec, devant les États-Unis (10 %) et la France (6 %). Ces données comprennent toutefois les voyages effectués pour visiter famille et amis, et pas uniquement les vacances.
Des Québécois qui voyagent autrement
L’été 2026 n’a donc pas été celui où les Québécois ont cessé de voyager, mais plutôt celui où ils ont voyagé autrement.
Moins d’États-Unis, davantage de Canada, un budget plus serré et de nouvelles destinations internationales en forte progression : malgré les incertitudes, l’envie de découvrir le monde, elle, semble toujours bien présente.
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