
5 erreurs qui peuvent coûter cher en voyage
Un voyage représente souvent des mois d’économies et de préparation. Pourtant, quelques décisions prises trop rapidement peuvent faire grimper la facture ou même compromettre le séjour. Voici cinq erreurs fréquentes à éviter.
1. Accepter la conversion en dollars canadiens
À l’étranger, un terminal de paiement ou un guichet automatique peut proposer de facturer directement la transaction en dollars canadiens. Cette option, qui se nomme conversion dynamique, semble pratique puisqu’elle permet de connaître immédiatement le montant payé. Toutefois, le taux de change utilisé est généralement fixé par l’exploitant du guichet et peut être beaucoup moins avantageux.
Une étude portant sur 1 500 transactions effectuées à l’étranger par des clients norvégiens a montré que la conversion dynamique était désavantageuse dans 99,7 % des cas. Elle coûtait en moyenne 7,6 % plus cher que le taux officiel de Visa et dans certain cas, ces écarts ont même atteint 12,4% de plus.
Sur 2 000 $ de dépenses, un écart de 7,6 % représente 152 $ supplémentaires; à 12,4 %, le surcoût atteint 248 $.
Il vaut habituellement mieux choisir la monnaie locale et laisser son institution financière effectuer la conversion.
2. Acheter des billets auprès d’un faux revendeur
Les faux sites de vente de billets sont de plus en plus convaincants. Certains apparaissent même parmi les premiers résultats des moteurs de recherche ou utilisent une adresse et une apparence très semblables à celles du site officiel.
Avant d’acheter un billet d’avion, de train, de spectacle ou d’attraction, il faut vérifier l’adresse du site et privilégier la billetterie officielle. Un revendeur non autorisé peut facturer une commission démesurée, vendre un billet invalide ou disparaître avec le paiement. En cas de doute, mieux vaut passer directement par le site de la compagnie, du musée ou de l’organisateur.
3. Retourner une voiture sans avoir refait le plein
Les agences de location exigent généralement que le véhicule soit retourné avec le même niveau de carburant qu’au moment de sa prise en charge. Si ce n’est pas le cas, elles peuvent facturer l’essence à un tarif nettement supérieur à celui des stations-service, en plus d’ajouter des frais administratifs.
Il est préférable de repérer une station près du lieu de retour et de prévoir suffisamment de temps pour faire le plein. Il est également prudent de conserver le reçu et de photographier la jauge avant de remettre les clés.
4. Réserver des correspondances trop courtes
Une correspondance serrée peut faire gagner du temps sur papier, mais le moindre retard peut entraîner la perte du vol suivant. Le risque est encore plus important lorsque les billets ont été achetés séparément : la deuxième compagnie n’est généralement pas tenue de replacer gratuitement le voyageur.
Les délais minimaux varient selon l’aéroport et le type de trajet. Par exemple, Air Canada indique qu’une correspondance passant par Montréal vers Toronto à partir de certaines destinations internationales peut nécessiter un minimum de 1 heure 30 minutes. Ce délai constitue un minimum opérationnel, et non nécessairement une marge confortable.
Vérifiez auprès de votre compagnie aérienne. Il faut prévoir le temps nécessaire pour débarquer, changer de terminal, franchir les contrôles de sécurité ou récupérer ses bagages. Une attente un peu plus longue à l’aéroport coûte beaucoup moins cher qu’un nouveau billet acheté à la dernière minute.
5. Négliger les règles de validité du passeport
Un passeport qui demeure valide jusqu’au retour n’est pas nécessairement suffisant. Plusieurs pays exigent une période de validité supplémentaire après la date prévue du départ. Les règles varient selon la destination, la nationalité du voyageur et parfois la durée du séjour.
Par exemple, pour entrer en Inde avec un passeport canadien, celui-ci doit être valide pendant six mois à compter de la date d’entrée et contenir au moins deux pages vierges. Pour les destinations de l’espace Schengen (la plupart des pays européens), le passeport doit généralement demeurer valide pendant au moins trois mois après la date prévue de sortie de cet espace.
Il faut donc vérifier les exigences officielles avant de réserver, puis les confirmer de nouveau avant le départ. Une erreur peut mener à un refus d’embarquement, sans remboursement du billet.
En voyage, les dépenses les plus frustrantes ne sont pas toujours les plus importantes : ce sont souvent celles qui auraient facilement pu être évitées. Quelques vérifications avant le départ permettent de protéger son budget et de voyager l’esprit beaucoup plus tranquille.
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