#45ANSÀVIVRELEMONDE
Le rêve de la Baie-James

Le rêve de la Baie-James

12 octobre 2016

Par la blogueuse invitée
ÉMILIE ROBICHAUD
(co-fondatrice de Nomad Junkies)

 

Après trois années à faire le tour du monde sac au dos, le rêve d’explorer la région d’Eeyou Istchee Baie-James a commencé à poindre en moi. À force de me faire poser des questions sur mon pays natal en voyage, j’ai réalisé à quel point je ne connaissais pas beaucoup le Canada, ni le Québec. J’ai commencé à rêver de cet endroit isolé, méconnu et sauvage qui fait partie de notre belle province. Je n’ai jamais aimé le froid et l’hiver. Pourtant, après avoir passé une année entière en Nouvelle-Zélande, je me suis rendu compte que les paysages des régions du monde éloignées ont une beauté captivante et unique. Il y a quelque chose de magique à découvrir des endroits qui donnent l’impression d’être sur une autre planète.

C’est en suivant mon instinct d’aventure et en bravant ma peur du froid que j’ai «vendu» l’idée d’un roadtrip nordique à Safia, également cofondatrice de Nomad Junkies, et à Mars Madness, notre photographe allemand qui n’avait encore jamais mis les pieds au Canada.

Après avoir passé dix jours en roadtrip dans le Grand Nord, nous avons vraiment décroché comme jamais. Et que dire de toute cette beauté naturelle... Contrairement à la croyance populaire, on peut facilement explorer la région par soi-même en voiture, tout en se sentant à l'autre bout du monde!

Voici les éléments qui ponctuent une virée en Eeyou Itschee Baie-James :

Les routes sans fin

La région d’Eeyou Istchee Baie-James s’étende du 49e au 55e parallèle et elle est aussi grande que l’Allemagne. Pour se déplacer, on emprunte les routes mythiques qui sillonnent ces grands espaces. La route du Nord, la route de la Baie-James et celle de la Transtaïga sont des noms qui marqueront la mémoire des aventuriers du Nord.

La culture autochtone

En parcourant la région, on réalise à quel point la culture des Cris est omniprésente et vivante. Les neuf villages du territoire accueillent chaleureusement les visiteurs. On participe à des activités traditionnelles comme la pêche, l'impressionnante technique du perlage, la sculpture de pagaie, la cueillette de bleuets, la dégustation de banik et d’autres mets autochtones. On peut même séjourner en tipi et s’y endormir avec l’odeur entêtante des branches d’épinettes qui y recouvrent le sol.

La forêt boréale et la taïga

Des forêts à perte de vue caractérisent un voyage vers la baie James. La reine du Nord est l’épinette noire; ce conifère adapté au climat rude domine la végétation tel un souverain. Plus on monte vers le Nord, plus les arbres raccourcissent; la forêt boréale laisse place à la taïga, cette fascinante région subarctique. En franchissant le 52e parallèle, on remarque avec un étonnement ravi l’abondance de lichen qui recouvre d'un joli manteau blanc.

Les animaux sauvages

Le Grand Nord comblera assurément les observateurs d’animaux autant que les chasseurs et pêcheurs. On y retrouve des ours, des orignaux, des loups, des lynx, des caribous, des porcs-épics, sans nommer les nombreuses espèces de poissons et d’oiseaux. On se croirait presque en safari!

Les centrales hydroélectriques

La visite gratuite des stupéfiants aménagements hydroélectriques est incontournable. On se retrouve au pays des géants pour en apprendre davantage sur l’autoroute de l’électricité et l’ampleur des projets d’Hydro-Québec.

Les aurores boréales

Bien que les aurores boréales soient imprévisibles, la région est propice à ces incroyables phénomènes lumineux par sa localisation nordique et son absence de pollution lumineuse. On peut voir ces particules solaires colorées danser au cœur d’une nuit polaire. Des souvenirs qui marquent l’esprit des voyageurs...

 

Pour celles et ceux  en quête de nouvelles aventures,
jetez un oeil à toutes les possibilités!