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Anecdotes du tournage au Viêt Nam

Anecdotes du tournage au Viêt Nam

4 février 2015

Quelques semaines avant le début de la tournée «Viêt Nam – Une histoire d’amour», Charlie nous confie des anecdotes du tournage. Rappelons que Charlie est au cœur de cette ciné-conférence, puisqu’adopté à l’âge de 7 mois, il retourne pour la première fois dans son pays d’origine, le Viêt Nam. Son père, le cinéaste et explorateur Marc Poirel, a capté les moments magiques vécus par son fils pour nous présenter une histoire d’amour entre l’aventure et la vie.


Qui a eu l’idée du film?

L’idée est venue naturellement dans la famille dès qu’un retour au Vietnam fut mentionné. De base, pour un Grand Explorateur, la découverte d’un nouveau pays est une occasion merveilleuse de faire un film, mon père n’y étant jamais allé. Ensuite, il y a mon histoire personnelle qui rajoute une tournure intéressante et inédite. Alors, pourquoi ne pas partager cette aventure!

Comment vous êtes-vous préparé avant le voyage?

D’abord, nous avons essayé de rassembler le plus de documents (rapport de police, certificat médical, etc.) concernant ma naissance et mon adoption afin d’avoir le plus d’informations avant de partir. Puis, nous avons planifié le voyage en examinant les différentes villes où nous voulions nous arrêter. Ce n’est pas là-bas, dans l’excitation, que nous décidons cela, sauf pour une seule chose… Finalement, comme pour n’importe quel voyage, nous avons acheté les billets et préparer nos bagages!

Est-ce que le tournage s’est déroulé comme tu te l’imaginais?

La plupart du tournage s’est déroulé comme nos autres tournages. C’est lorsque nous avons commencé à nous approcher de ma région d’origine que les événements ont commencé à me surprendre. Les différentes rencontres que nous avons faites, de l’interprète au couple qui m’a trouvé, furent magiques.

Comment est-ce de voyager au côté de ton père qui est cinéaste et « grand explorateur »?

Pour profiter du voyage, il faut comprendre la différence entre tournage et vacances. Parfois, la barrière entre les deux se brise, mais ce n’est pas toujours le cas sur un tournage qui peut s’étaler sur plusieurs semaines. Lors de nos tournages, nous faisons des découvertes extraordinaires, des découvertes que nous n’aurions jamais faites si nous avions pris de simples vacances.

Quels ont été les moments les plus drôles pendant le tournage?

Il y a eu plusieurs moments drôles. Toutefois, le plus drôle ne fut pas le plus amusant pour tous. Alors que nous étions dans un restaurant, ma mère commande un plat de riz avec des haricots. Enfin, c’est ce qu’elle pensait commander… Lorsque le plat est arrivé, ma mère, affamée après une matinée de tournage, prends ça fourchette, pique un haricot et croque bien fort dedans! Grosse surprise, le haricot est en vérité un piment extra fort! Voyant ma mère avec les larmes aux yeux, nous demandons au serveur, en faisant des signes, quelque chose qui pourrait calmer la chaleur. Il apporte un thé chaud, pas très efficace selon ma mère! Au final, nous avons acheté de la crème glacée et le tout est passé après quelques heures. Sur le moment, ce n’était pas drôle, mais après coup on se rend compte que c’est une bonne anecdote.

Parmi toutes les rencontres faites au Vietnam, laquelle a été la plus émouvante pour toi?

Sans aucun doute, la rencontre la plus émouvante fut celle avec ma nounou, la femme qui s’est occupée de moi quand j’étais bébé. Nous étions prêts à la rencontrer, nous savions quand elle allait venir. Donc, la tension est montée et s’est relâchée d’un seul coup lorsque la nounou est arrivée.

D’ici quelques semaines, ton histoire sera projetée dans plus de 50 salles de spectacles, devant plus de 80 000 personnes. Comment te sens-tu par rapport à cette idée?

Je ne suis pas une personne très timide lorsqu’advient la situation de partager quelque chose avec des personnes que je connais peu ou pas. Cela ne sonnera pas très humble, mais je ne suis pas du tout contre un gros quart d’heure de gloire! Plus sérieusement, la tournée de la Route 66 fut la première où j’embarquais sur scène après la représentation. Je pense être prêt et je suis fébrile!

En terminant, qu’aimerais-tu que les spectateurs des Grands Explorateurs retiennent de cette ciné-conférence, de ton histoire?

Je suis un être chanceux, ce voyage que j’ai vécu est unique. J’en sors plus fort et plus complet. Ce n’est pas une histoire triste, au contraire!